LGBookT+ (2) – Lectures LGBTQI+

Bonjour à tous ! Mardi 19 mars, Mauvais Genre(s) a remis le couvert pour un deuxième tome de l’aventure LGBookT+ et une nouvelle fois, ce fut riche en échanges et en partage! Nous vous proposions encore une fois de venir partager vos lectures queers et féministes, qui ont mené à des témoignages et des sujets plus larges, dans la bienveillance et la bonne humeur. BD, roman, étude historique… Différents genres ont été présentés (et il n’y a pas de mauvais genre.s!).

Voici un petit tour d’horizon des ouvrages présentés lors de cette rencontre !

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Commençons par We think the world of you, par J. R. Ackerley, qui raconte

l’histoire de Franck, un homme gay dans l’Angleterre post-première guerre mondiale, qui se rend dans la famille d’un de ses amis emprisonné. Sur place, on lui demande de s’occuper d’Evie, le chien de la famille. Une histoire touchante (de salvateurs Kleenex sont conseillés) tout en restant pudique.

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Poussière d’homme, par David Lelait-Helos, est un récit autobiographique racontant la perte par l’auteur de son compagnon atteint du cancer. Non, ce numéro n’est pas spécialement dédié à la joie de vivre, mais ici le récit est loin d’être misérabiliste. L’auteur raconte la vie après l’autre, après lui.

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Les limites de la masculinité, L’androgyne dans l’art et la théorie de l’art en France (1750-1830) par Mechthild Fend est un traité d’histoire de l’art. L’autrice y explore la figure de l’androgyne dans l’art européen, principalement sous l’Empire. Elle livre ici un essai sur la manière dont la valorisation d’une figure héroïque de l’homme et le reflet d’une virilité traditionaliste révèlent une métamorphose sociale. Il s’agit d’un texte compliqué, mais malgré cela très intéressant, appliquant les concepts d’identité de genre à l’art du XIXe siècle. Ce traité, très pertinent, est à la croisée de l’histoire de l’art et des gender studies. Ce livre est également relié à des concepts féministes, notamment par la bibliographie très extensive présentée en fin d’ouvrage.

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Changeons d’univers avec Le chant d’Achille de Madeline Miller ! L’autrice conte la vie du héros Achille, mais du point de vue de Patrocle. Elle met ainsi en lumière un aspect de l’épopée que tout le monde ne connaît pas, l’optique change car c’est un personnage somme toute assez oublié qui parle. Sa relation avec Achille lui confère un statut de héros, car il doit lutter pour qu’ils restent ensemble. Dans ce récit, pas d’idéalisation, chacun a ses défauts (oui, Patrocle est un peu un loser mais on l’aime quand même). Cerise sur le casque (qui m’a laissée rédiger ça librement ?), Miller est universitaire et donc très renseignée sur le contexte historique et culturel dans lequel se déroule le récit.

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Parlons un peu de l’autrice Akemi Down Bowman. C’est, déjà, une belle personne, car elle a mis en place une base de données (que vous retrouverez ici) recensant tous les livres évoquant, de manière explicite ou non, l’asexualité et l’aromantisme, en indiquant à chaque fois si l’auteur.e est concerné.e ou non. Cette database peut paraître un peu sèche, car elle se présente sous la forme d’un tableau Excel, mais reste un projet génial pour la visibilité des personnes aro/ace. Mais Akemi Down Bowman ne s’est pas arrêtée là, car elle est également l’autrice de Summer Bird Blue. Ce drame familial raconte l’histoire de Rumi, une jeune fille d’origine hawaïenne qui a grandi avec une mère absente. Elle s’est donc beaucoup rapprochée de sa petite sœur, mais lorsque celle-ci meurt dans un accident, Rumi est détruite : elle avait construit sa vie autour d’elle et de leur groupe. Elle est confiée à sa tante, à Hawaï, et commence sa reconstruction. On suit sa réflexion sur sa recherche personnelle, elle se découvre aromantique, doit comprendre ce que cela signifie. Cependant, si l’aromantisme est un thème explicite du livre, il n’est pas central. Par ailleurs, petit avertissement : le livre n’est pas disponible en français, une bonne maîtrise de la lecture en anglais est donc recommandée.

Au tour de Just kids de Patti Smith, une autobiographie qui n’est pas centrée sur les problématiques LGBTQ+, mais qui nous a tout de même beaucoup intéressé.e.s. L’autrice raconte sa rencontre avec Robert Mapplethorpe et retranscrit, à travers son regard, la vie de l’artiste et son éveil sexuel. Ce livre expose la sous-culture queer, notamment BDSM. De fil en aiguille, nous avons parlé de Mapplethorpe, mort du SIDA, et des différents documents que nous avions vus sur sa vie. À voir si la vie de Mapplethorpe vous intéresse : Mapplethorpe : Look at the pictures (2016).

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Vous connaissez peut-être l’ouvrage qui a été présenté ensuite, car il est issu d’un projet lancé en ligne par deux dessinateurs : le projet 17 mai. Silver et Pochep ont créé un blog BD traitant des lgbtphobies, invitant différents illustrateurs, concerné.e.s ou allié.e.s, à participer à ce projet. En tout, plus de quarante illustrateurs ont contribué, d’abord sur le blog (que vous pouvez retrouver ici), puis dans deux recueils. Pour le lecteur, c’est l’occasion de rencontrer différents auteurs et styles, mais aussi de découvrir plusieurs histoires, plusieurs parcours LGBTQIA+. En plus (ce projet est décidément génial), tous les bénéfices de vente sont reversés à l’association SOS Homophobie.

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Alors lire, c’est bien, mais parfois on en a un peu marre… Pas de problème ! Sorti en 1975, le résolument moderne Cunt coloring book par Tee Corinne vous propose de vous adonner à la pratique relaxante du coloriage, mais pas n’importe lequel. Il s’agit en effet ici de coloriser des vulves, de toutes les formes (et de toutes les couleurs, mais ça on vous laisse faire).

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Enfin lire, c’est bien quand même, et on tient à le prouver avec Le goût de Monsieur : L’homosexualité masculine au XVIIe siècle par Didier Godard, qui fait partie d’une série sur l’homosexualité dans l’histoire. Il est intéressant de constater que l’auteur pose dès le début des repères en faisant un panorama de la position juridique des pays européens, et on comprend très rapidement que ce n’est pas l’amour entre hommes (ou entre femmes, même si le livre se concentre surtout sur l’homosexualité masculine) qui est condamné, mais bien l’acte de sodomie. Et ça concerne tant les homos que les hétéros, qui sont eux aussi condamnés ! L’auteur traite ensuite des différentes classes sociales, permettant un aperçu de toutes les couches de la société, avec évidemment un accent mis sur l’aristocratie, car elle demeure la mieux documentée.

Enfin, nous avons parlé d’un journal paru entre 1971 et 1973 : Le torchon brûle. Ce journal féministe compte 7 numéros, aujourd’hui numérisés (que vous pouvez lire ici ou à la bibliothèque Marguerite-Durand dans le 13e arrondissement). La plupart des articles sont collectifs ou non signés, et la publication dite « menstruelle », car irrégulière ! En plus, l’équipe de rédaction change à chaque numéro, permettant une vision de féminismes au pluriel tout en nécessaires nuances. Un beau projet qui a fait de nombreux enfants, et que l’on vous invite à découvrir.

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Et voilà, c’est déjà fini pour cette édition ! Non, ne pleurez pas, nous revenons bientôt… Mauvais Genre(s) en général, et le Pôle Écoute en particulier, ont été ravis de voir qu’encore une fois, LGBookT+ avait été un espace d’échange et de débat sécurisé et intéressant, qui nous a donné à tous l’envie de lire tous ces ouvrages, et, on l’espère, à vous aussi !

N’hésite pas à partager ce résumé s’il t’a plu, et à commenter (un com’ chez moi, deux com’ chez toi).

De gros bisous inclusifs à tous.tes, et à très bientôt !

LGBookT+ (1) – Lectures LGBTQI+

Ce mardi 26 février a eu lieu le premier événement du Pôle Ecoute ! Il s’agissait de notre premier LGBookT+, un atelier consistant à vous faire partager vos lectures sur les thèmes queer et féministes ! Ce fût très intéressant car cela nous a permis d’amener des sujets par l’intermédiaire de ces livres, et de faire partager des anecdotes, de confronter différents points de vue calmement et dans la bonne humeur générale !

Les livres sont listés dans leur ordre de présentation le jour de l’atelier.

Pénélope Bagieu, Culottées 2, éditions Gallimard BD, 2017 (prix neuf 20,50 euro)

Le premier livre est une BD, Culottées (Tome 2 –parce que pourquoi pas commencer par la fin ? ) de Pénélope Bagieu, composée de plusieurs histoires sur des personnages féminins : des athlètes, des journalistes, des militantes, mais aussi des femmes qui se battent pour un quotidien paisible… des femmes très différentes avec chacune leur histoire. Nous avons été amenés à nous questionner sur le rôle des femmes au quotidien : une femme a-t-elle besoin d’être extraordinaire, de sortir du lot ? Y a-t-il une attitude à adopter quand on est une femme ?

Vous pouvez lire gratuitement tous les strips de la BD sur le site du Monde en cliquant sur ce lien.

Oscar Wilde, Le Portrait de Dorian Gray, collections Folio Bilingue, éditions Gallimard, 2000 (prix neuf : 11,40 euro)

Ensuite, nous avons parlé du Portrait de Dorian Gray d’Oscar Wilde. Ici, les relations homosexuelles entre le personnage principal et ses connaissances ne sont qu’effleurées et semblent abordées de manière subtile (j’avoue je ne l’ai pas encore lu alors je fais comme si je savais de quoi je parle, vous n’avez rien vu, rien entendu). Il nous a amené à parler de la triste fin de vie de l’auteur, du scandale de sa relation avec un membre de la noblesse et des craintes de certains de se lancer dans la lecture en anglais (il paraît que ça vaut le coup, foncez !).

On vous recommande de choisir une version bilingue pour pouvoir apprécier la finesse et subtilité de la plume d’Oscar.

Edouard Louis, En finir avec Eddy Bellegueule, édition Points, 2015 (prix neuf : 6,90 euro)

On a ensuite évoqué le roman En finir avec Eddy Bellegueule de l’auteur gay Edouard Louis. Dans une écriture cash il raconte sa jeunesse dans son petit village du nord de la France et sa difficulté de s’intégrer dans un environnement et une génération peu queer friendly. Fatigué, il décide de partir pour pour Amiens où il s’insère dans une autre classe sociale avec d’autre codes qui lui permette de découvrir son identité et de s’exprimer, mais aussi d’être confronté à de nouveaux problèmes.

On a pu évoquer ensemble la difficulté et le mal-être que ça peut provoquer quand on est une personne queer isolée, le sentiment de ne pas être à sa place et d’être une anomalie… jusqu’à ce qu’on rencontre d’autres gens qui finalement nous ressemble et/ou sont bienveillants avec notre identité.

Chloé Cruchaudet, Mauvais Genre, édition Delcourt, réédition augmentée 2018, (prix neuf : 22,95 euro)

Mauvais Genre de Chloé Cruchaudet est une BD. Il s’agit de l’histoire de Paul, qui après avoir déserté doit se travestir pour vivre dans le Paris de la Première Guerre Mondiale. Vivant parmi les femmes et comme elles, Paul prend alors conscience de sa transidentité. Cette BD soulève les questions d’identité de genre, mais n’en fait pas son sujet principal. L’accent est donné à cette période extrêmement dure à vivre du Paris des années 1910, et comment les femmes de l’arrière ont vécu la guerre. Cette oeuvre a reçu le prix du Public Cultura à Angoulême en 2014

Anecdote : c’est cette bande dessinée qui a inspiré le nom de notre club chéri ! ♥

Renée Vivien, Poèmes choisis 1901-1910, éditions points, 2018 (prix neuf 7.90 euro)

Autre découverte : Poèmes choisis 1901-1910 de Renée Vivien. Il s’agit d’un recueil de poèmes, qui nous parle des amours de l’autrice avec d’autres femmes. A ma grande surprise, j’ai appris qu’il existait un milieu lesbien à Paris au début du XXème siècle ! Nous avons donc pu évoquer l’invisibilisation de lutte des femmes queer, et à la banalisation de la lesbophobie et de la transphobie subies par ces personnes.

Pour trouver d’autres autrices, plus particulièrement des poètesses, l’illustratrice Diglee partage très régulièrement ses lectures sur son instagram. Elle a notamment réalisé une série d’illustrations, chacune inspirée d’un poème d’une poétesse dont elle donnait la biographie et les ouvrages principaux avec beaucoup de sensibilité.

Monique Wittig, La Pensée straight, éditions Amsterdam, 2018 (prix neuf : 13 euro)

La Pensée straight de Monique Wittig est un recueil de conférences féministes, lesbiens qui remet en question toute la société patriarcale et hétérocentrée dans laquelle nous vivons. On y parle de la place de la femme et on soulève un point que nous avons creusé tous ensemble : être une femme découle d’une construction sociale. Être une femme, est-ce adopter un comportement attendu par nos contemporains ? Se mettre en couple avec un homme, dépendre d’un homme, être rattachée à lui ? En effet, « les lesbiennes ne sont pas des femmes » (vous avez quatre heures) est une phrase qui a beaucoup été reprise, mais… rarement bien comprise hors de son explication donnée par Monique Wittig

Andrea d’Atri, Du Pain et des Roses, édition Communard.e,s, 2019 (prix neuf : 17 euro)

Le livre suivant a été écrit par Andrea D’Atri, figure majeure du féminisme en Argentine. Du Pain et des Roses aborde les thèmes de l’émancipation des femmes et de la lutte ouvrière, nous amenant à nous questionner sur la convergence des luttes, sur la nécessité d’abolir le capitalisme, étroitement lié au sexisme (je dis tout ça en écrivant depuis mon PC, woui woui).

C’est un livre qui remet les femmes au coeur même des luttes et qui montre bien que quelles que soit les révoltes, les révolutions, elles sont toujours dans les cœurs les plus violents des combats. Andrea d’Atri a donné avec d’autres militantes et militants une conférence passionnante à Paris en février (2019) dernier dont on vous donne la captation. Malheureusement vous ne trouverez pas le livre partout alors on vous passe un lien pour que vous puissiez l’acheter si vous le voulez (shhh ne nous remerciez pas).

John Irving, Le Monde selon Garp, édition Points, 1998 (prix neuf : 8,90 euro)

Le Monde selon Garp, de John Irving relate le parcours d’un homme cis-genre hétéro [le raccourci c’est « cishet », prononcé «cissète», hop, p’tite leçon de vocabulaire au passage, de rien ça me fait plaisir] dont la mère ayant écrit un best-seller sur le sujet est devenue une icône féministe. Garp qui grandit alors dans ce milieu très militant essaie de trouver sa place dans la lutte féministe de sa mère tout en voulant échapper à l’oppression qu’il véhicule par sa simple existence…

Ce livre nous a permis de parler de la place des hommes (privilégiés dans notre société actuelle) au sein de la lutte féministe : comment être un bon allié ? Jusqu’où un homme est-il légitime dans ce combat ?

Marie Duru-Bellat, La Tyrannie du genre, Sciences Po Presses, 2017 (prix neuf : 17 euro)

Nous avons parlé de La tyrannie du genre de Marie Duru-Bellat (tout droit sorti des Presses de Sciences Po, balèze). Cet essai nous parle de l’identité de genre, nous incite à déconstruire les mécanismes de pensée de notre société, à nous rendre compte que nous appliquons souvent ces mécanismes et qu’il est important de se déconstruire !

C’est désormais un classique des essais sur les questions du genre. Marie Duru-Bellat passe au crible ce qui aujourd’hui fait un homme ou une femme au dire des traditions de la société et s’attache à nous démontrer leur vacuité.

Manon Desveaux et Lou Lubie, La Fille dans l’écran, éditions MARAbulles, 2019 (prix neuf : 17,95 euro)

L’avant-dernier livre est La fille dans l’écran, de Lou Lubie et Manon Desveaux.
C’est une BD réalisée à deux mains et les autrices ont exploré les possibilités de la création à plusieurs. Ce n’est pas leur premier essai, Lou Lubie ayant par exemple créé le Forum Dessiné où interagissent des dessinateurs de divers horizon. Elles se rencontrent au départ dans un cadre professionnel sur Internet, l’une vivant en France, l’autre au Canada. On suit leurs échanges jusqu’à ce qu’un lien plus fort ne se tisse entre elles… (avouez, je tease trop bien). Au fil de la lecture, on voit les styles des deux dessinatrices se mélanger, et on suit avec tendresse la relation longue-distance qui se créer entre les deux personnages principaux. D’après son lecteur, la BD est agréable à lire, dans un ton « frais et léger » (je cite).

Censored Magazine, n°00 Un Corps à soi, 2018 (prix neuf : 8,00 euro)

Tous ces livres amènent des questions plus intéressantes les unes que les autres, j’ai trouvé les découvertes bien amenées et pour être honnête, ça me fait une belle liste de futures lectures (hâte de commencer). J’ai adoré, mais mon coup de cœur pour cette séance, c’est le magazine Censored, qui semble très centré sur les images coup de poing, on sent une envie de casser les stéréotypes de genres et les idées toutes faites sur le corps des femmes (dans le n°0) et des hommes (dans le n°1). C’est très coloré, tape-à-l’œil (et quelque-part ce n’est pas plus mal), et les images parlent d’elles-mêmes. On comprend tout de suite les intentions. Il faut le voir pour le comprendre. Censored ce n’est pas seulement des images mais aussi des interviews passionnantes ( Inna Schevchenko, Aïssa Maïga, Océan, ORLAN) et des essais courts mais incisifs qui font réfléchir à la place de chacun et de chacune dans notre société patriarcale.


Censored Magazine, n°01 Command And Control, 2019 (prix neuf : 10 euro)

On vous met leur présentation pour être sûr que vous saisissiez bien l’idée : Censored est un magazine de société féministe et artistique. C’est 130 pages de contenus forts et esthétiques, des couvertures qui interpellent, de gros caractères, et multiples papiers. Trimestriel, le magazine propose un équilibre entre interviews, articles, photographie, reportages, collages. Il cherche à approfondir de grands sujets sociétaux et à explorer les liens entre l’intime et le politique. Censored magazine a été pensé brut, parfois subversif, invitant à la réflexion et à l’émotion à travers un thème par numéro.
Vous retrouverez Censored en cliquant sur ce lien.

Nous avons beaucoup apprécié de pouvoir aborder des thèmes variés en partageant des lectures, j’ai trouvé que cela permettait d’amener des débats naturellement et confronter des points de vue sans briser l’ambiance, de vraiment garder un espace d’échange sécurisé dans lequel tout le monde a paru à l’aise. En espérant vous voir nombreux à notre prochain LGBookT+ !

On vous a mis les prix neufs, mais bien sûr acheter d’occaz c’est une bonne idée, voire les emprunter dans une bibli !

Le prochain rendez-vous LGBookT+ a été fixé le mardi 19 mars de 12h30 à 14h30 en salle Délos pour les étudiant.e.s de l’Ecole du Louvre! En attendant portez-vous bien, lisez et brûlez la société patriarcale et hétéronormative !

Lison